Le buzz, le bruit, se faire connaître, l’e-réputation, … Un domaine dans lequel il y a de bonnes pratiques, mais toujours un doute sur la réussite de l’opération.
Aujourd’hui beaucoup d’instrument sont à la disposition des « marketeux » pour lancer des opérations sur le net ; complémentaires aux médias « traditionnels », ils permettent de communiquer différemment, souvent de façon plus fréquente et décalées.
A l’heure ou Internet est montré du doigt par une partie de l’industrie musicale (en tout cas la face visible), il est intéressent de voir comment cette même industrie est capable d’utiliser le web pour communiquer.

Un exemple intéressent est celui de Kery James. Bien qu’un exemple ne puisse faire généralité, il permet cependant d’apporter un certain éclairage. J’aurai pu prendre le cas Agonie, mais ce dernier était un peu trop extrême :)
Kery James est un rappeur français rentré dans la légende avec le morceau HardCore. Leader charismatique du groupe Ideal J, il fait partie de la mafia k’1 fry et a entrepris une carrière solo depuis 2001. L'ambiguïté est très présente chez cet artiste : un mélange de pardon et de compassion, mêlé à des passages violents. Pour promouvoir son nouvel album, qui sortira le Lundi 27 avril, il a décidé d’invertir massivement les médias « rap » du web pour préparer le lancement de sa nouvelle galette. Trois outils principaux on été mis en œuvre : skyblog, myspace, facebook autour d’un domaine vide http://www.keryjames.com/ (même pas une intégration des flux des autres médias).
Le mot d’ordre de la campagne semble d’avoir été « fidélisation ». Résultat des RDV hebdomadaire pour présenter « en exclusivité » un morceau du nouvel album, en expliquer les thématique, un nouveau clip. Et il semble que la campagne marche, au vue des commentaires et du volume d’ami sur les 3 supports choisit.
A coté, on retrouve une chaine Dailymotion, des partenariat avec des site spécialisés « rap », … Un éco système intéressent, qui tranche radicalement avec d’autres artistes de la même scène qui sont presque invisible, avec des dates de sorties très proche.
Amateur de cet artiste, j’ai en tout cas fortement apprécié la démarche, qui permet plusieurs choses :
- Avoir moins de surprise lors de l’achat du cd (qui n’a jamais acheté un cd avec 2 chansons bien, et de la soupe à coté)
- Phénomène d’appropriation
- Une forme de connivence ce développe
- Découverte des thématiques de l’album, meilleur écoute par la suite
A l’image des Tomcasts, d’Agonie, et d’autres artistes, on voit que le web est un moyen exceptionnel de maintenir des communautés en éveille, et de leur faire vivre une forme de proximité avec les artistes. En totu cas ça me change de la grande sophie, qui après trois semaines n'a pas été foutu capable de répondre à mon poste sur son dernier clip qui repompe Inland Empire de Lynch. même pas un rédacteur payé par la maison de disque ....
(on évitera de parler sur le fabuleux jeu d'acteur sur la fin du clip avec "la baston", et de l'intérêt de cette dernière ...)
On notera l'absence d'utilisation et de la promotion d'un compte twitter (retrouvé moi dans tel salles, dédicace à tel endroit, ....), de la photo (qui demande moins de travail que la vidéo, et permet une diffusion presque immédiate) et des flux Rss pour unifier les divers plateformes.